AU SERVICE DE LA DÉMOCRATIE
Les représentants élus et les fonctionnaires
2017-05-12T12:38:08+00:00

Project Description

AU SERVICE DE LA DÉMOCRATIE

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Photo : Jean-Marc Carisse©

Herb Gray entre les anciens premiers ministres Jean Chrétien (à gauche)
et Paul Martin (à droite), le jour du budget, 2000

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Photo : William Notman Royal British Columbia Museum, A02364

Henry Nathan, 1871

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David Lewis, 1973

Archives juives canadiennes Alex Dworkin,
Montréal, P02-05

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Dave Barrett, premier ministre
de la Colombie-Britannique, 1975

Photo : Fred Schiffer
Source : Jewish Museum and Archives of British Columbia

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Source : Archives de la Nouvelle-Écosse

Myra Freeman, la lieutenante-gouverneure de la Nouvelle-Écosse,
accueille les invités à l’hôtel du Gouverneur pour la réception du Nouvel An,
le 1er janvier 2001

Les représentants élus et les fonctionnaires

Élu à l’assemblée législative du Bas-Canada (le Québec actuel) en 1807, Ezekiel Hart est expulsé en raison de sa religion. Il faut attendre jusqu’en 1832 pour que les juifs soient autorisés à prêter serment selon leurs propres convictions religieuses – une réforme qui entre en vigueur ici plusieurs décennies avant d’être adoptée en Grande-Bretagne. Au fil des ans, les juifs contribuent grandement à tous les niveaux de la politique canadienne.

En 1871, Henry Nathan, de la Colombie-Britannique, est le premier juif élu à la nouvelle Chambre des communes, mais les juifs demeurent rares en politique fédérale jusqu’après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le parcours de David Croll est révélateur. Ce libéral ontarien populaire, connu comme un réformateur social et ancien maire de Windsor, est élu à l’Assemblée législative de l’Ontario en 1934 et devient le premier juif nommé ministre dans une province. Après s’être distingué dans l’armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, il est élu à deux reprises au Parlement, où il conserve une excellente réputation, sans toutefois être nommé au cabinet. En 1955, il devient le premier sénateur juif et défend avec force les programmes de lutte contre la pauvreté.

En 1969, quand il est nommé dans le premier gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, Herb Gray devient le premier juif ministre fédéral. Il occupe ensuite plusieurs fonctions ministérielles dont celle de vice-premier ministre. En 1971, David Lewis est le premier juif à diriger un parti politique national, le NPD. En 1972, David Barrett, de la Colombie-Britannique, devient le premier juif premier ministre provincial.

Israel Asper est élu chef du Parti libéral du Manitoba en 1970, et Sidney Spivak est élu chef du Parti conservateur du Manitoba l’année suivante. Sa femme, Mira Spivak, siège au Sénat canadien de 1986 à 2009. Linda Frum occupe pour sa part un siège au Sénat depuis 2009. Député fédéral sous la bannière du Bloc québécois de 1997 à 2006, Richard Marceau est l’auteur d’une autobiographie intitulée Juif : Une histoire québécoise.

Des maires, des dirigeants municipaux et des fonctionnaires juifs apportent également de grandes contributions d’un bout à l’autre du pays. Par exemple, au terme d’une carrière dans l’enseignement et le militantisme social, Myra Freeman devient la première lieutenante-gouverneure de la Nouvelle-Écosse en 2000.

Une des premières nominations importantes est celle de Louis Rasminsky, troisième gouverneur de la Banque du Canada en fonction de 1961 à 1973. Sa nomination par le premier ministre John Diefenbaker constitue une première dans l’acceptation des minorités dans des fonctions d’autorité au sein de la société canadienne.

Plusieurs autres juifs font de grandes contributions au sein des gouvernements fédéral et provinciaux. Occupent notamment des postes de haut niveau dans l’administration fédérale : Allan Gotlieb, ambassadeur du Canada aux États-Unis de 1981 à 1989; Mel Cappe, greffier du Conseil privé; Alex Himmelfarb, également greffier du Conseil privé; Charles (« Chuck ») Dalfen, président du CRTC; et Robert Rabinovitch, sous-ministre des Communications puis président de CBC/Radio-Canada.

Sylvia Ostry est statisticienne en chef du Canada de 1975 à 1978 puis sous-ministre de divers ministères. Elle s’acquitte avec grande distinction de ses fonctions à Paris à titre de directrice des affaires économiques et statistiques au sein de l’Organisation de coopération et de développement international (OCDE). Son mari, Bernard Ostry, qui occupe lui aussi plusieurs postes supérieurs dans la fonction publique fédérale, est nommé à la tête de TVOntario en 1985.

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